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OUJE-BOUGOUMOU - Lieu où le peuple se rassemble

 

Chef Sam BosumKwaay !

C'est avec un immense plaisir qu'au nom de la nation crie d'Oujé-Bougoumou, je vous souhaite la bienvenue sur notre site Web.

Le site a été inauguré en 1996 par notre ancien chef, Abel Bosum. C'est sous sa gouverne que notre communauté a entrepris un périple spectaculaire pour la faire sortir des conditions sordides et marginales habituellement associées au tiers-monde, afin de pouvoir vivre dans un village autochtone modèle empreint d'optimisme et tourné vers l'avenir.

Dans ce site Web, nous aimerions vous raconter l'histoire de ce périple et vous présenter Oujé-Bougoumou.

L'histoire d'Oujé-Bougoumou est un récit héroïque portant sur la détermination d'une petite communauté d'autochtones cris à enrayer l'expansion des industries minières et forestières et leur inextinguible appétit pour les ressources naturelles jusque dans les coins les plus reculés de l'Amérique du Nord.

Pendant des siècles, notre petit groupe s'est contenté de poursuivre son mode de vie traditionnel axé sur la chasse et la pêche. Le peuple d'Oujé-Bougoumou a accueilli les premiers prospecteurs dans ses régions et les a escortés sur tout le territoire pour les aider à survivre dans un climat parfois rude. À mesure que des gîtes minéraux étaient découverts, de plus en plus de gens ont pénétré sur le territoire. Les camps miniers sont devenus des établissements qui se sont transformés en villes. Comme les activités minières prenaient de l'ampleur, le peuple d'Oujé-Bougoumou a fini par être perçu comme un obstacle à la croissance industrielle.

Nous avons été forcés de déménager nos villages à maintes reprises pour céder la place aux nouvelles mines. Entre 1920 et 1970, le peuple d'Oujé-Bougoumou a été contraint de déménager pas moins de sept fois. Nous avons assisté à la destruction répétée de nos villages. Nous avons été laissé dispersés dans des conditions déplorables de squatters sur les terres mêmes que nous avions occupées depuis des temps immémoriaux.

Mais le peuple d'Oujé-Bougoumou a refusé de disparaître. Nous avons décidé de résister et de prendre notre juste place dans la région, celle des premiers habitants et des protecteurs ancestraux du territoire. Après une lutte politique longue et féroce, et contre toute attente, le droit de vivre en communauté d'Oujé-Bougoumou a été reconnu par le gouvernement du Canada et la province de Québec. Nous avons commencé à reconstruire notre village et à restaurer la vie communautaire qui avait été anéantie. Notre courage et notre engagement au cours des ans ont été soutenus par notre volonté de vivre encore ensemble en communauté. Cette détermination s'est traduite dans la construction d'un nouveau village. À Oujé-Bougoumou, un énorme pouvoir créatif a été libéré et appliqué à cette construction.

Nous procédons maintenant au transfert de cette créativité et de cet enthousiasme dans la construction de notre communauté. Ayant réussi à construire un village primé - essentiellement une coquille -, nous devons maintenant refaçonner notre collectivité et mettre l'accent sur les domaines de la vie communautaire essentiels pour notre santé et notre viabilité à long terme.

Nous espérons qu'Oujé-Bougoumou inspirera les peuples indigènes du monde entier à poursuivre leurs luttes pour construire des communautés saines et sécuritaires.

Le chef, Sam Bosum